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Aimé Fernand David Césaire Juin 26, 1913 – Avril 17, 2008 Le chantre de la négritude, de l’humanité fière et égale des Noires, l’indomptable griot des consciences noires. |
Hommage à Aime Césaire
Par Moussa Magassa
Aime Césaire n’est plus….De Johannesburg à Poitre-à-Pitre, de Gulu au nord de l’Ouganda à Port-au-Prince, la rumeur roule, rumine et s’attarde dans les rues multicolores de chez nous. Le chantre de la négritude, de l’humanité fière et égale des Noires, l’indomptable griot des consciences noires, Aime Césaire n’est plus….
Aime Césaire !...
Non! Les morts ne sont pas morts, Birago Diop !
Ils sont dans l'arbre qui frémit, Ils sont dans l'ombre qui s'éclaire, Ils sont dans l'eau qui coule…
Ils résident dans cette bouche que Césaire lui-même encourageait : “Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »
Césaire n’est donc pas mort. Il n’est pas devenu comme on dit chez nous, en Afrique : " Un vieux qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle. " Ses œuvres sempiternels attesteront pour toujours de sa pérennité parmi nos consciences noires. Parce qu’il a su vraiment représenter ce qui n’avaient pas de bouche et réclamer pour tous la même qualité et quantité de droits, de justice et de liberté…Césaire nous a tous représenter, et quelle belle représentation nous devrons sincèrement reconnaitre !
Il a aussi su tout au long de la vie exemplaire, tenir cette promesse et se rappeler ce mot d’injonction ultime: « Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »
Césaire est né en Martinique en 1913, et c’est aux cotes de noirs célèbres comme Senghor et Damas qu’il rentre légalement dans l’histoire des peuple noirs comme l’un de ces plus passionnes défenseurs de ses droits !
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